La longueur de câble, code ou clé, et ce qu’il arrête vraiment
Les antivols à skis, comparés
Un antivol à skis est un produit honnête sur un travail modeste : il empêche une paire de skis de partir d’un râtelier devant un restaurant d’altitude. Il ne résistera pas à un outil, et aucun fabricant de ce rayon ne prétend le contraire — les câbles font de 1,2 mm à 3 mm d’acier et l’enjeu est la minute de travail bruyant, pas l’impossibilité. Le premier chiffre à lire est la longueur de câble, parce qu’elle décide ce qu’on peut entourer. Le corpus déroule toute la gamme : 50, 53, 65, 77, 80, 85, 120, 125, 180 cm et un modèle de deux mètres. Sous 65 cm on attache une paire de skis entre eux et rien d’autre ; à partir de 120 cm on fait le tour d’un râtelier ou d’un poteau, ce qui est le seul montage qui sécurise réellement quelque chose. La méthode de verrouillage est la seconde : une combinaison à trois ou quatre chiffres n’a rien à perdre dans une poche de veste et c’est le bon choix ici, tandis qu’une clé est une clé à perdre à 2 000 m. L’enrouleur est ce qui rend un long câble transportable — les modèles qui s’enroulent coûtent plus cher et ce sont eux qu’on emporte au lieu de les laisser dans la voiture. Le poids découle de la longueur et de l’épaisseur et il se porte toute la journée. Le dernier point fixe la valeur : presque tous les antivols de ce rayon se vendent pour plusieurs usages — bagage, casque, trottinette, poussette — de 5,95 € à 24 €, de sorte que le même antivol à 20 € sert encore en juillet. Nous comparons la longueur de câble, son épaisseur, le verrouillage, l’enrouleur, les usages annoncés et le poids.